vendredi

Relents anti Alsaciens, un problème d' "inculture" par Robert Grossmann




C'est avec grand plaisir que je me fais le porte-parole de ces rappels historiques concernant ma "chère Alsace" si méconnue !

«Quelque chose de malsain est en train de se développer à propos de l’Alsace et des Alsaciens», nous écrit Robert Grossmann, conseiller municipal de Strasbourg, qui considère que «l’occasion est propice à quelques rappels historiques».

DONC LE «COUPLE» Merkel-Sarkozy agace et conduit quelques névrosés à convoquer les mânes de Bismarck cependant que la jolie Alsacienne Delphine Wespiser est élue miss France. Elle rappelle qu’elle vénère sa langue maternelle et voilà miss France qui s’exprime dans sa langue régionale… à connotation germanique : la toile s’enflamme et se met à faire couler un bain anti-allemand avec assimilation de l’Alsace à l’Allemagne. En résumé rapide, les Alsaciens ne seraient pas des Français…
Bon sang que la mémoire fait défaut ! Petit rappel en condensé.

Oui l’Alsace a été allemande. Dans un lointain jadis, terre de l’empire romain germanique. Lorsqu’il a conquis l’Alsace et que «ce beau jardin» l’a séduit, on prête au roi de France Louis XIV cette phrase empreinte de bon sens : «Ne touchez pas aux choses d’Alsace.» Napoléon, tout politique, lâcha : «Laissez-les parler allemand, pourvu qu’ils sabrent en français.»
En 1870 c’est Sedan, Frœschwiller, Reichshoffen ; Bismarck n’a fait qu’une bouchée de Napoléon III et l’Alsace est «définitivement» intégrée à l’Empire de Guillaume II. Jamais Strasbourg ne fut plus largement développée et la volonté de la hisser au rang de capitale fut accomplie de belle manière, son urbanisme en témoigne.
Vlan… 1914 ! L’Alsace une nouvelle fois se situe en première ligne du conflit.
1918. L’Alsace revient à la France dans la liesse populaire et la France revient en Alsace en ne comprenant plus rien à cette région qui fut allemande, en la brusquant, en la décevant. Du jour au lendemain tous les fonctionnaires devaient parler français, alors que pendant 45 ans tout était allemand. On voulut aussi confisquer les biens d’Église, comme à «l’intérieur». Ce fut difficile ; l’incompréhension française favorisa l’épanouissement d’un autonomisme conséquent.
1940: Hitler reconquiert cette Alsace qui, une nouvelle fois, serait «définitivement» allemande.

Ni en 1870, ni en 1940 les Alsaciens n’ont demandé à devenir allemands. C’est l’impéritie militaire française qui a conduit aux désastres de ses armes et c’est l’Alsace qui a trinqué ! Cette province aura changé 5 fois de nationalité en 70 ans, qui dit mieux ?
Alors une Anémone de passage, comédienne en manque de culture, lance «En Alsace on est chez les Boches». Un Thierry Roland : «La coupe de France quitte la France» à la suite de la victoire du Racing Club de Strasbourg en 1966. Combien de fois, d’ailleurs, nos footballeurs se sont-ils fait traiter de Boches sur terrain adverse en championnat de France ?
Et voilà qu’aujourd’hui les blagues crasses et sordides recommencent à propos de la belle Delphine.
Des blagues crasses et sordides générées par la bêtise
Traduisent-elles un état de l’opinion ? On préfère imaginer qu’elles ne sont générées que par la bêtise. Aucune autre région de France n’est ainsi moquée ni dégradée par ce genre de railleries blessantes.
En tant qu’Alsacien je me sens atteint et je ne me console qu’en me souvenant de l’attachement de De Gaulle et Malraux à l’Alsace. 22 novembre 1959, de Gaulle : «Vous tenez, vous Strasbourg, au cœur de tous les Français, une place absolument particulière, une place exceptionnelle».
Que cela semble loin quand on lit, aujourd’hui, certains propos sur Facebook !
Souces DNA et Facebook

et .... VIVE L'ALSACE` - Cher pays de mon enfance !



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