samedi

La solitude "effrayante conquête"


Existe-t-il une forme de violence faite à soi-même dans la solitude ?

Voilà la question que pose Marie de Solemne à Jean-Michel Besnier
(La grâce de Solitude - - Editions Dervy)

qui dans le dialogue répond ainsi à Marie de Solemne :

"" OUI. Il y a effectivement quelque chose de douloureux dans la "conquête de la solitude", puisqu'on renonce à une inertie, à une paresse naturelle. Par ailleurs, la solitude est elle-même un état douloureux.

Paradoxalement,  c'est tout sauf un état monotone parce que, précisément dans la solitude, on passe par toutes les tonalités. On passe continuellement de "la béatitude au désespoir".

Et, tout un chacun le sait, quand il se trouve soudain dans une situation où, après le maelström de la vie sociale, il peut être seul, il en jouit, d'abord comme d'une bénédiction , ce qui ne l'empêche pas de passer aussi par des phases de panique : "Et si je ne pouvais plus me raccrocher à quelque chose ? Et si je n'avais plus de recours en dehors de moi ?"

Ces moments de panique existent, on les vit tous. Mais en même temps, quelle satisfaction que de les maîtriser, les dominer, les canaliser ! Quand il m'est arrivé d'être seul très longtemps, je crois avoir vécu ces moments qui peuvent virer à la détresse. Parfois on tue cette détresse en allant marcher dans les villes, ou en s'abrutissant d'une manière ou d'une autre de bruits ....

Tous ces éléments font partie de la multitonalité de la solitude ......  ""

Jean-Michel Besnier dit encore :

"La solitude est le résultat d'une conquête. C'est ce qui se conquiert ... de haute lutte et de manière incessante".

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