mercredi

Femme-Objet - la femme est une cerise pour l'homme






Je livre aux visiteurs du blog un extrait d'une chronique hebdomadaire dans les "DN d'Alsace" ;
L'auteure : Huguette Dreikaus - humoriste réputée en Alsace), suit  l'actualité et ne peut s'empêcher d'y mettre du sien ...

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La femme est une cerise pour l'homme.

L'attrait de ce fruit n'est pas seulement dans le désir de toucher ce qui est interdit. C'est pire. Parce que manger la pomme (référence à Adam au Paradis), c'est juste désobéir ; manger la cerise du voisin, c'est entrer dans la délinquance. Parce que la cerise est dans le jardin du voisin, donc elle pousse au bris de clôture, au viol de propriété et au vol.

La femme est une cerise pour l'homme. Une de ces cerises qui sont plus belles au-delà de la clôture du voisin. C'est l'histoire des Sabines enlevées et emmenées de force à Rome pour permettre au Romains de se reproduire. C'est l'histoire de ces femmes menées comme du bétail vers un ranche pour assouvir les pulsions des cow-boys du domaine (voir le film Convoi de femmes).
La vision de la femme qu'on peut "s'offrir" au "s'envoyer" est toujours actuelle. La femme est considérée comme un objet, même hors des aires où l'on échange la femme contre des domaines, des chameaux ou une récolte d'oranges. Même hors des lieux de prostitution où la femme se loue, où son prix se négocie parfois au prix de sa vie.

Combien de pubs développent sur les affiches de chez nous la thèse de la femme qui s'achète ? On la montre ravie quand un homme la couvre de bijoux. On la pose sur le capot des voitures comme si elle faisait partie du lot. "Il  a l'argent. Il  a la voiture, il aura la femme" disait même une pub. On croit toutes les femmes accessibles pour quelques poignées d'euros. pour une promotion.

 Signe extérieur de réussite

..... Les femmes ne "prennent" pas l'homme par la violence ... Même celles qui fouettent sont payées pour fouetter les zônes "G" de mâles en manque de coups.
La femme, signe extérieur de richesse, oui, mais aussi signe extérieur de pouvoir. C'est l'histoire de Berlusconi qui s'imagine que la femme est l'autre face du pouvoir. La moitié nécessaire pour donner du crédit à sa puissance. Celui qui n'a pas de femmes en nombre peut passer pour impuissant. Un puissant ne peut pas passer pour impuissnt. L'homme de pouvoir est un homme à femmes. C'est le syndrome de Félix Faure, Kennedy, Miterrand et tant d'autres, y compris hors de Paris.

Et ...  il y a eu DSK. Le fantasme de posséder ce qu'il n'a jamais eu. Une femme extérieure à son territoire de chasse naturel. Une femme qui n'a pas de tarif, qui ne se couche pas à la vue d'un collier en or. On en revient à la pomme d'Adam. DSK a mordu à pleines dents dans le fruit défendu. Et c'est la chute. La sortie du paradis.  Un paradis qui avait peut-être déjà un avant-goût d'enfer. ""

Sacré Huguette ....  qui ne s'encombre nullement de présomptions ... ou peut-être tout simplement exprime-t-elle son "intime conviction" ?



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