jeudi

Louis Pauwels "L'apprentissage de la sérénité" - l'amour dans le mariage


Philosopher ...voilà une activité intellectuelle très inhabituelle à ce blog ... et pourtant le tout petit libellé "philosophie" y figurait déjà.
J'essaierai à l'avenir d'y amener quelques réflexions glanées au hasard de mes lectures et que je partagerai avec les visiteurs du Blog "Ma sérénité".

Et pour commencer je livrerai ici le passage d'un livre "L'Apprentissage de la sérénité" - Louis Pauwels(clic),   livre que j'ai acquis il y a quelques années en chinant chez un brocanteur, où déjà ? je ne me rappelle plus ...
Et voilà le chapitre  que j'ai envie, aujourd'hui,  de partager avec vous lectrices et lecteurs :


"" Qui est assez présent à soi, pour faire présent de soi ?


Certes, l'amour existe. Mais il est rare. Aussi rare que la sainteté ou le génie. Ne galvaudons pas son nom. Qui peut dire : je te fais présent de moi ? Qui est assez présent à soi, pour faire présent de soi ?
Et enfin, il n'y a qu'un pur amour : vouloir le bonheur d'un être, alors qu'on ne s'attache plus à rien. N'avoir ni peur de vivre ni peur de mourir, ni souffrir d'aucun  manque, se suffire à soi-même. Et s'adjoindre quelqu'un  dans l'existence en désirant son bien. Il n'y a qu'un amour serein : quand plus rien ni personne ne saurait entamer ma sérénité. Quand la parfaite indifférence a été atteinte, alors je peux élire un être et y prêter une bienveillante attention. Une bienveillante attention : voilà l'amour. La littérature dit que "l'amour" se forme hors de notre volonté. Cela est vrai dans l'inexistence Mais l'existence commence avec le non-attachement.  Et celui qui a compris cela a compris qu'il n'y a pas d'amour sans volonté de l'amour.. Tout le reste, justement, est littérature.


Parce que nous abusons du mot Amour, nous investissons dans le mariage de grands faux sentiments. Nos aïeux étaient plus raisonnables. Ils fondaient une cellule sociale et perpétuaient leur lignée. Ils mettaient plus de sacré dans cette affaire que dans le désir et la passion. Et parce que nous abusons du sexe, nous voulons que dans le mariage soit toute la vie des sens, dont le propre est d'être infinie et multiforme. c'est vouloir que l'océan tienne tout entier dans l'anneau nuptial.


Il y a quelque chose de sacré dans le mariage. Ce n'est pas le serment de fidélité, ce mensonge, cette inhumanité. C'est la résolution  d'un homme et d'une femme à vieillir ensemble. A descendre ensemble la route de l'usure et des décrépitudes.. A s'épauler tendrement jusqu'au tombeau. Tout couple est une impossibilité. Mais cette noble décision transcende les orages, les incompréhensions, les tromperies, les lassitudes. La ferme résolution de vieillir ensemble : alors les pauvres choses mouvantes de la vie à deux prennent un sens hiératique. Et, finalement, tenir cette promesse qui passe l'amour, voilà qui ressemble à l'amour, voilà qui est peut-être la plus belle forme de l'amour .... ""


Résumé du livre :
"" Rien n’est plus précieux pour l’homme que son ordre intérieur
Dans notre monde désorienté, est-il possible, malgré tout, de cultiver la sérénité ? Louis Pauwels nous propose ici sa propre réponse, positive et joyeuse. A partir de son expérience personnelle, de ses rencontres avec des hommes et des maîtres remarquables, de ses lectures aussi, il nous dévoile des itinéraires spirituels très variés qui ont pour jalons la prière, l'amour, la possession de soi, le détachement... Son livre lumineux nous invite à tracer notre propre route et nous montre combien la quête de la sagesse permet de s'émerveiller toujours et de redécouvrir 'l' allégresse d'exister'.""



J'ai eu la chance d'être témoin d'un tel amour !  75 ans de vie commune avec la promesse tenue de "vieillir ensemble".
(cliquez ici)




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