jeudi

Le pasteur Jean-Frédéric Oberlin, Un grand pédagogue ...


J'ai visité récemment  le   Musée Oberlin à Waldersbach dans le Bas-Rhin.
Les photos de la visite en cliquant ici


"" Waldersbach est une commune française, située à 650 m d'altitude dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace. Du 1er avril 1974 au 1er janvier 1992, la commune a été dénommée Ban-de-la-Roche suite à la fusion-association avec les communes de Belmont, Bellefosse puis, le 1er janvier 1975, avec la commune de Fouday.""

La visite de ce musée débute par le passage obligatoire à l'église  de Waldersbach. Celle-ci  a été restaurée et agrandie en 1750 par le pasteur Stuber qui résida 14 années à Waldersbach, avant de terminer sa vie en tant que pasteur à l'église Saint-Thomas à Strasbourg. L'intérieur modeste de l'église à nef unique est construit autour de l'autel, au centre, et de la chaire surélevée.
Le monument funéraire de Madame Stuber et le monument commémoratif avec le médaillon à l'effigie d'Oberlin sculpté par Ohmacht ornent l'intérieur de l'église.
 Non loin de l'église protestante se trouve le presbytère construit par le pasteur Oberlin en 1787.
Dans un espace rénové en 2002, sa maison accueille désormais un musée sur trois niveaux, où sont exposées les objets et les collections qui témoignent de sa passion pour la pédagogie et de l'éclectisme de ses intérêts.
Jean-Frédéric Oberlin, pasteur du Ban-de-la-Roche, vécut à Waldersbach pendant 59 ans et y mourut en 1826. Il repose dans le petit cimetièree de Fouday, près de l'église. Son rayonnement et la présence du musée dans le village engendrent un tourisme de mémoire dans la région. Alors que le pasteur est enterré au cimetière de Fouday, sa femme, Madeleine Salomé Oberlin, née Witter, morte à l'âge de 36 ans après la naissance de leur neuvième enfant, est inhumée à Waldersbach, comme en témoigne une plaque commémorative apposée sur un mur de l'église.
 "L'exposition rend sensible le cheminement complexe du projet personnel de Jean-Frédéric Oberlin et permet au visiteur de pénétrer dans son intimité et ses contradictions ...   (la suite ici)

Nota : J.F. Oberlin disait de lui-même :
""Je suis un étranger composé de qualités contradictoires …. Je suis intelligent et cependant mes moyens sont limités ; je suis prudent et plus politiques que la plupart de mes collègues, et pourtant j'entre facilement en colère. .. Je ne suis pas seulement entreprenant mais à l'occasion courageux, et au même moment peut-être secrètement lâche. Je suis très franc, mais complaisant envers les hommes, et par là même pas absolument sincère. Je suis Germain et Français tout ensemble "" - Extrait de Mémoires of JF Oberlin Londres 1829



L'histoire du poële à tricoter :
Sara Banzay, servante des Oberlin, fut la première femme à appliquer les méthodes pédagogiques de Jean-Frédéric Oberlin.
En 1769, elle apprend aux enfants à tricoter. La date est soigneusement consignée à la plume dans les Réflexions, prières ou évènements qui m'intéressent, , un manuscrit d'Oberlin. Elle marque le début du mouvement qu'initia le précurseur pour encadre et éveiller les jeunes esprits avec les "conductrices de la tendre jeunesse", dans les "poêles à tricoter".
Ainsi, les premières écoles maternelles de France sont nées ... à Belmont !



Une histoire passionnante à découvrir dans le musée, labellisé depuis 2002 "musée de France"

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