mardi

Douarnenez : du centre ville au port de pêche




Ambiance 19e siècle assurée en sillonnant les rue et ruelles du Douarnenez centre ville vers le port de pêche. En effet, les panneaux du circuit préconisé mettent largement l'accent sur le mode de vie et  les conditions de travail des pêcheurs et notamment des "penn sardines",   femmes employées aux sardineries.

Et là, ce que j'ai lu de Zola me remonte au coeur".
En 1925, Charles Tillon exprime  ainsi son émotion face au quotidien du prolétariat douarnéniste des conserveries. Soumises à des cadences infernales dès leur plus jeune âge, et pour des salaires de misère, les penn sardine ravalent depuis des générations leur fatigue et leur amertume. certes, depuis la fin du 19e siècle, plusieurs grèves ont secoué le Rosmeur. En 1905, les ouvrières ont ainsi obtenu  d'être payées à l'heure plutôt qu'au rendement. Mais, au fond, leur vie est toujours aussi difficile …..

En partant de la Place Gabriel Péri et en s'engageant dans la rue Anatole France on découvre quelques maisons anciennes ayant conservé leurs ouvertures voûtées, caractéristiques de l'architecture passée. Plus loin les halles (1874 restaurées en 2000). Visite de la chapelle Sainte-Hélène (1755). Rue Hervé Julien : jolies maison s avec niches à statue. En empruntant la venelle des Alcyons puis la venelles des Hirondelles nous avons pu observer les vieilles maisons de pêcheurs et nous imprégner de l'ambiance de ces ruelles. Plus loin (rue Grivart) une ancienne usine a été rénovée et transformée en immeuble d'habitation ...
En continuant la promenade nous sommes arrivés au quai du Grand Port avec sa porte de l'ancienne criée aux poissons ...
Rue Rosemeur, puis rue Boudoulec où, au n° 8, se trouve la plus vieille maison de Douarnenez (1584).
Place du Sémaphore un minuscule passage nous a permis de rejoindre la rue du Rosmeur a Où se dresse la façade de l'ancienne usine "Capitaine Cook", célèbre conserverie qui a été transformée, elle aussi, en immeuble d'habitation.
Un peu plus loin, au débouché de la rue Henri Barbusse, se trouve l'abri du Marin (1912).

"" Jacques de Thézac décide de procurer aux équipages (de marins) à terre "un endroit sain, bien chauffé, confortablement aménagé" où les pêcheurs peuvent se réunir sans être "la proie des bistrotiers".
Il fonde en 1900 le premier abri au Guilvinec suivi de 12 autres le long des côtes bretonnes. Animés par d'anciens marins, les abris sont tout à la fois centres d'accueil (couchage et dispensaire), foyers d'animation (jeux et concours divers) et cercles d'études (bibliothèques et cours d'enseignement). L'éducation spirituelle des marins constitue une préoccupation pour le  catholique qu'est Thézac. Ne lit-on pas sur plusieurs abris la devise évangélique : "Aimons-nous les uns les autres", accompagnée de la trilogie "Dieu - Honneur - Patrie". ""

Arrivés sur le Nouveau port de pêche qui a été construit en 1951 sur un terre-plein gagnée sur la mer.. Le quai, sur lequel les cafés du port étendent leurs terrasses date de 1870.

Nota : Rassemblement des vieux grééments à Douarnenez. Cette Fête Maritime réunit tous types de voiliers traditionnels venus des quatre coins du monde. En 2004 on comptait pas moins de 2000 voiliers, 17000 marins et 30 nations représentées....

Et bien sûr mon petit diaporama commenté de la promenade en cliquant ici

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